du 26 juillet au 5 août 1881
La digue de Saveh. — Les tarentules. — Les fonctionnaires persans. — Entrée à Avah. — Visite à une dame persane. - Voyage dans le désert. — Arrivée à Koum. — Panorama de la ville. ~ Plan d’un andéroun. — Le gouverneur de la ville. Tombeau de Fatma. — Tombeaux des cheikhs. — Concert de rossignols *.
Les rossignols En l’honneur de notre dernière visite, le prince a organisé une ravissante fête de nuit. Au milieu d’un jardin brillamment éclairé s’ébat un troupeau de gazelles apprivoisées, tandis qu’une cage enveloppée d’un voile noir est suspendue aux branches d’un arbre. Un serviteur la découvre, le rossignol qu’elle renferme se réveille : ébloui par la vive clarté des lumières, et croyant retrouver dans l’éclat des lumières la pâle image du soleil, il lance son trille le plus joyeux. L’oiseau chante ainsi jusqu’à ce qu’il ait compris son erreur, puis s’arrête brusquement et reste muet ; dès qu’il manifeste de l’hésitation, on apporte une autre cage et on la démasque au moment où le premier artiste donne ses dernières notes.
Lisez le chapitre 10

du 26 juillet au 5 août 1881

La digue de Saveh. — Les tarentules. — Les fonctionnaires persans. — Entrée à Avah. — Visite à une dame persane. - Voyage dans le désert. — Arrivée à Koum. — Panorama de la ville. ~ Plan d’un andéroun. — Le gouverneur de la ville. Tombeau de Fatma. — Tombeaux des cheikhs. — Concert de rossignols *.

Les rossignols En l’honneur de notre dernière visite, le prince a organisé une ravissante fête de nuit. Au milieu d’un jardin brillamment éclairé s’ébat un troupeau de gazelles apprivoisées, tandis qu’une cage enveloppée d’un voile noir est suspendue aux branches d’un arbre. Un serviteur la découvre, le rossignol qu’elle renferme se réveille : ébloui par la vive clarté des lumières, et croyant retrouver dans l’éclat des lumières la pâle image du soleil, il lance son trille le plus joyeux. L’oiseau chante ainsi jusqu’à ce qu’il ait compris son erreur, puis s’arrête brusquement et reste muet ; dès qu’il manifeste de l’hésitation, on apporte une autre cage et on la démasque au moment où le premier artiste donne ses dernières notes.

Lisez le chapitre 10

du 20 au 24 juillet 1881
Départ de Téhéran. — Écarts de température entre le jour et la nuit. — Mamounieh. — La maison civile d’un gouverneur de province. — Arrivée à Saveh. — La mosquée. — Le minaret guiznévide. — Les biens vakfs.
 Les aléas des voyages Tout à coup je crois être le jouet d’un cauchemar. Quels sont les animaux que j’aperçois sur le sol et ceux qui se promènent sur ma figure? Je suis couverte de punaises laissées par les précédents propriétaires ; d’énormes araignées dont le corps est presque de la grosseur d’une fève sont descendues le long des murs de terre et courent sur le sol. Je me précipite vers la porte, j’arrache le rideau sur lequel j’avais fondé de si grandes espérances. La lumière du soleil envahit la chambre, les vilaines bêtes prennent la fuite et se cachent dans les trous des murailles. Nous n’avons pourtant pas conquis le repos : les guêpes et les mouches remplacent nos anciens adversaires et nous les font peut-être regretter. La température s’élève rapidement : à deux heures le thermomètre marque quarante-quatre degrés centigrades.
chapitre 9

du 20 au 24 juillet 1881

Départ de Téhéran. — Écarts de température entre le jour et la nuit. — Mamounieh. — La maison civile d’un gouverneur de province. — Arrivée à Saveh. — La mosquée. — Le minaret guiznévide. — Les biens vakfs.

 Les aléas des voyages Tout à coup je crois être le jouet d’un cauchemar. Quels sont les animaux que j’aperçois sur le sol et ceux qui se promènent sur ma figure? Je suis couverte de punaises laissées par les précédents propriétaires ; d’énormes araignées dont le corps est presque de la grosseur d’une fève sont descendues le long des murs de terre et courent sur le sol. Je me précipite vers la porte, j’arrache le rideau sur lequel j’avais fondé de si grandes espérances. La lumière du soleil envahit la chambre, les vilaines bêtes prennent la fuite et se cachent dans les trous des murailles. Nous n’avons pourtant pas conquis le repos : les guêpes et les mouches remplacent nos anciens adversaires et nous les font peut-être regretter. La température s’élève rapidement : à deux heures le thermomètre marque quarante-quatre degrés centigrades.

chapitre 9