Du  6 août au 15 août 1881
Phénomène électrique dans le désert de Koum. — Arrivée à Nasrabad. — Les caravansérails. — Kachan. — Le caravansérail Neuf. — Le bazar. — Minaret penché. —Aspect de la ville. — L’entrée de la masdjed djouma. — Visite du gouverneur. — Les mariages temporaires. — La mosquée Meïdan. — Le mihrab à reflets. — Les dames persanes. — Le palais de Bag-i-Fin. — Mirza Taguy khan. — Sa mort. — Départ de Kachan. — les poissons sacrés*. -La montagne de Korout.
* les poissons sacrés “… Je cherche en vain le lien mystérieux qui peut unir des carpes à la peau tannée d’un vieux général persan. Seul le prince Zellè sultan, en véritable sceptique, s’est hasardé à faire frire les poissons sacrés ; par privilège spécial il a échappé à la mort, mais le sort de l’un de ses serviteurs coupable d’avoir goûté, lui aussi, aux débris de ce régal, a été moins heureux. Ce pauvre garçon fut trouvé mort, la tête trouée d’une balle, une heure après son repas. Désarmés en face du chahzaddè, les moflahs avaient fait assassiner son domestique, car les musulmans fanatiques n’hésitent jamais à commettre un crime quand il s’agit de réveiller la foi endormie des fidèles. ” Les poissons se sont vengés eux-mêmes “, répéta-t-on dans le pays. (Autant valait dire qu’un de ces animaux avait maintenu le fusil avec ses nageoires et avait tiré le coup.) Quoi qu’il en soit, nul ne trouva surnaturelle cette histoire à dormir debout, et l’affaire n’eut pas de suite.

Chapitre 11

Du  6 août au 15 août 1881

Phénomène électrique dans le désert de Koum. — Arrivée à Nasrabad. — Les caravansérails. — Kachan. — Le caravansérail Neuf. — Le bazar. — Minaret penché. —Aspect de la ville. — L’entrée de la masdjed djouma. — Visite du gouverneur. — Les mariages temporaires. — La mosquée Meïdan. — Le mihrab à reflets. — Les dames persanes. — Le palais de Bag-i-Fin. — Mirza Taguy khan. — Sa mort. — Départ de Kachan. — les poissons sacrés*. -La montagne de Korout.

* les poissons sacrés “… Je cherche en vain le lien mystérieux qui peut unir des carpes à la peau tannée d’un vieux général persan. Seul le prince Zellè sultan, en véritable sceptique, s’est hasardé à faire frire les poissons sacrés ; par privilège spécial il a échappé à la mort, mais le sort de l’un de ses serviteurs coupable d’avoir goûté, lui aussi, aux débris de ce régal, a été moins heureux. Ce pauvre garçon fut trouvé mort, la tête trouée d’une balle, une heure après son repas. Désarmés en face du chahzaddè, les moflahs avaient fait assassiner son domestique, car les musulmans fanatiques n’hésitent jamais à commettre un crime quand il s’agit de réveiller la foi endormie des fidèles. ” Les poissons se sont vengés eux-mêmes “, répéta-t-on dans le pays. (Autant valait dire qu’un de ces animaux avait maintenu le fusil avec ses nageoires et avait tiré le coup.) Quoi qu’il en soit, nul ne trouva surnaturelle cette histoire à dormir debout, et l’affaire n’eut pas de suite.

Chapitre 11